Jean Langlais 1907 – 1991

Langlais with his familyNé le 15 février 1907 à la Fontenelle (Ille-et-Vilaine) dans une famille modeste, Jean Langlais devient très vite totalement aveugle. Envoyé à l’Institut des Jeunes Aveugles de Paris, il se fait remarquer très vite pour ses dons musicaux, d’abord au violon et au piano, puis à l’orgue où il sera guidé par André Marchal.

Entré au Conservatoire de Paris dans la classe de Marcel Dupré, il y obtiendra en 1930 un 1er Prix d’orgue puis, en 1934, un 2ème Prix de composition dans la classe de Paul Dukas. Ses amis au Conservatoire sont Maurice Duruflé, Olivier Messiaen et Jehan Alain. Charles Tournemire le perfectionne en improvisation et il obtient en 1931 le Prix des Amis de l’Orgue.

At the console of Sainte Clotilde

Une brillante carrière de soliste et de compositeur l’attend. Virtuose et improvisateur acclamé (avec, entre autres, 300 récitals aux Etats-Unis), pédagogue recherché (il enseignera 15 ans à la Schola Cantorum de Paris), organiste fêté, il occupera durant 42 ans la tribune de Sainte-Clothilde, l’orgue de Franck et de Tournemire. Compositeur très fecond, il aborde tous les genres mais restera plus connu avec ses pages pour orgue et ses oeuvres vocales de musique religieuse (en particulier la Missa Salve Regina couronnée par le Prix Madame René Coty, la Messe Solennelle ou la Missa in Simplicitate chantées dans le monde entier.)

Compositeur profondément croyant, Breton convaincu, homme de dialogue aimant la vie et les êtres humains, d’un contact très direct, Jean Langlais s’impose comme l’un des pilliers de la musique sacrée française du XXème siècle. Il est mort à Paris le 8 mai 1991.

Voir aussi le site internet de Marie-Louise Langlais:  www.perso.orange.fr/langlais