La Fontenelle

La Fontenelle

Située à 48 kilomètres de Rennes, 51 kilomètres de Saint-Malo, 29 kilomètres de Fougères et 12 kilomètres de Pontorson, la commune de La Fontenelle fait partie du canton d’Antrain dans l’arrondissement de Fougères, département d’Ille-et-Vilaine. Il y a 528 habitants, dont 514 dans le bourg.

La Fontenelle vient du latin « fontanella » (petite fontaine). Elle est mentionée comme paroisse dès le VIème siècle. En effet une église est donnée par le roi Childebert 1er à Saint Samson, évêque de Dol, vers 553. Aujourd’hui, on peut toujours trouver la fontaine Saint-Samson près du Vieux Presbytère. Son eau a, selon la tradition, des vertus miraculeuses. L’église Saint-Samson dâte du XVIème siècle, édifiée en remplacement d’un édifice religieux primitif.

La Fontenelle enclos

Au milieu du XIIème siècle, l’archeveque Hugues Le Roux réside semble-t-il sur le territoire de Fontenelle : une maison située dans le village du Vieux-Couësnon est d’ailleurs nommée « maison de l’évêque ». Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la presence de deux nobles : Pierre de Vaublen, porteur d’une brigandine, comparaît en archer, et Guillaume de Vaublen, porteur d’une brigandine, comparaît armé d’une jusarme.

Sous l’Ancien Régime, la terre noble de Fontenelle est rattachée à la seigneurie des Portes à Bazouges-la-Pérouse. On trouve près du bourg de la Fontenelle le Champ de la Quintaine où s’exerçaient les droits de quintaine des seigneurs de la Rivière et des seigneurs des Portes en Bazouges-la-Pérouse. Après la Révolution, la paroisse est rétablie en 1803, puis supprimée et enfin rétablie à nouveau en 1820.

A l’époque de la naissance de Jean Langlais en 1907, il y avait 900 habitants à la Fontenelle, qui vivaient dans une Bretagne ravagée par la famine et les épidémies. De temps immémoriaux, ils étaient ou tailleurs de pierre (comme le père de Jean Langlais) ou cultivateurs. La Fontenelle était un petit bourg rural traditionnel, avec ses maisons de granit sombre recouvertes de toits d’ardoises, un aspect qui n’a guère changé depuis. Ce qui a changé c’est qu’au centre du village s’élevait l’enclos paroissial, lieu considéré comme sacré par les habitants. Cet ensemble monumental comprenait le cimetière, le calvaire et l’église, tous trois entourés par un muret de pierres sèches. Cet enclos paroissial est malheureusement détruit en 1948.